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id d'insecte - TIQUE |
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Apparence : Les tiques sont des acariens méta
stigmates de grandes tailles (3 à 6 mm en moyenne, hors
réplétion, et jusqu'à 3 cm pour certaines espèces
tropicales), ce qui en fait les plus grands représentants de
l'ordre des acariens.
La forme, taille et couleur des
tiques varient beaucoup selon l'espèce et son stade de
développement mais leur corps est toujours ovalaire et leur
tête est prolongée d'un rostre équipé de deux chélicères.
Leur corps n'est pas segmenté en 3 régions comme chez la
plupart des arthropodes (on dit que leur métamérie est
indistincte). On distingue simplement la partie antérieure
ou « capitulum » (tête en latin) de la partie postérieure
dite « idiosome ».

Reproduction et cycle de développement :
Seules les tiques adultes s'accouplent, au sol avant la
quête de l’hôte ou sur l’hôte lui-même.
Toutes les
espèces connues de tiques, se développent en passant par
quatre stades évolutifs distincts :
- l’œuf. Certaines espèces pondent un très grand nombre d'œufs : on en a par exemple compté 23 891 dans une seule ponte, une tique africaine qui parasite les tortues.
- la larve (qui n'a que 3 paires de pattes, griffues)
- la nymphe (qui est octopode comme l'adulte
mais sans orifice génital)
- l’adulte. A ce stade le dimorphisme sexuel est
généralement net plus développé en face dorsale chez le
mâle que chez la femelle, dont le tégument doit rester
souple pour se distendre pour une prise de sang maximale
afin d'élaborer ses œufs.
Dans la plupart des cas, durant son
cycle de vie, une tique change d'hôte à chacun de ces
stades.
Habitat
Les tiques ont des habitats variés selon les espèces.
Celles très dépendantes de l'humidité, sont soit inféodées
aux milieux forestiers ou boisés, soit confinées dans des
abris de taille réduite permettant le maintien de l'humidité
(nids, terriers, grottes, étables ...). Quelques espèces
sont adaptées aux climats secs, voire désertiques.
La
plus grande variété d'espèces se rencontre en zones chaudes,
mais des espèces recherchent les zones tempérés ou fraîches
(voir la faune des tiques de France, Pérez-Eid, 2007). Les
micro-habitats qu'elles occupent varient selon l'espèce et
le stade de développement.
Moeurs
Les larves et nymphes ont besoin d'une humidité relative
plus élevée (50 à 80 % du seuil de saturation selon les
espèces). Les adultes de certaines espèces supportent
plusieurs heures de climat aride, en se réhydratant la nuit
et le matin avec la rosée. Selon leurs exigences en
termes d’habitats (auxquels elles sont plus ou moins
inféodées), on classe les tiques en espèces hygrophiles (des
milieux humides) ou xérophiles (des milieux secs) et en :
- - Espèces exophiles ; c'est-à-dire non
inféodées à un biotope de petites dimensions ; ce sont des
tiques qui sont dispersées dans la végétation de lisière,
les fourrés ou les bordures de pâturage. Elles chassent à
l’affût sur la végétation basse, soit des petits animaux,
surtout aux stades larvaires et nymphaux, soit de grands
animaux, carnivores, ongulés...lorsque la tique est adulte.
- - espèces pholéophiles ou endophiles ou
nidicoles (vivant dans les nids); inféodées (à un
seul ou à plusieurs stades de leur développement, y compris
mues, pontes et phases de repos) à des habitats spécialisés
ou à des conditions Thermo Hygrométriques particulières
(terrier de rongeur en général, caractérisés par le noir et
un microclimat très stable (avec humidité élevée). En zone
froide et en hiver, la température d'un animal hibernant
suffit à protéger les larves, nymphes ou œufs de certaines
tiques du gel ou de l'aridité du climat extérieur).
Certaines espèces accomplissent la totalité de leur cycle
dans un terrier, et très rarement dans nos habitations (plus
fréquemment dans des chenils, étables..) en se nourrissant
alors sur des animaux domestiques.
Leurs "hôtes" sont plutôt des reptiles, micromammifères ou
petits mammifères (lapins, lièvres ou hérissons) des oiseaux
(qui contribuent alors à leur large dispersion).
- -
espèces mixtes : leurs larves et nymphes sont généralement
pholéophiles alors que les adultes seront exophiles.
Pour de très nombreuses espèces de tiques (en forêt
tropicale notamment), les hôtes sont mal connus et les
exigences des œufs, des larves et des nymphes encore plus.
Pour de très nombreuses espèces de tiques (en forêt
tropicale notamment), les hôtes sont mal connus et les
exigences des œufs, des larves et des nymphes encore plus.

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